
Apres la fraicheur temperee du Japon, on replonge dans un climat tropical. Darren, notre ami malaisien rencontre en mars, nous attend a notre arrivee a l’areoport de Kuala Lumpur. C’est marrant de le voir la, chez lui ! Il nous heberge dans la maison de son frere, dans un quartier excentre de la ville, et nous concocte un programme de visite parfait.
En se balladant dans la ville, on peut voir tous les visages de la societe malaisienne : la population du pays est constituee de 57 % de malais, 27 % de chinois, 8 % d’indiens et 8 % d’autres origines, notamment indonesienne. On retrouve ainsi plein d’aspects de la Chine, notamment avec Darren qui est malaisien chinois, comme il dit. On peut voir dans Kuala Lumpur des temples chinois, hindous, des mosquees, des eglises … Un vrai brassage culturel, qui fonctionne bien apparemment, meme si les melanges entre communautes ne sont pas si courants que ca : on se cotoie, on connaît et respecte la culture de l’autre, mais on se marie encore allegrement entre soi.
On ne passe que deux jours a Kuala Lumpur, preferant passer notre temps (on n’a que 10 jours en Malaisie) dans des coins plus recules.
Notre premiere etape, c’est les Cameron Highlands. Au cœur des montagnes, au frais, on decouvre des plantations de the, on se ballade dans une foret de mousse pleine de plantes carnivores, et on se refugie pour bouquiner pendant la pluie (c’est le debut de la saison des pluies en Malaisie, il pleut quasiment tous les apres-midi)…
On reprend ensuite un bus qui nous amene au bord du Parc National du Taman Negara. Dans le parc, une vraie foret primaire, la jungle ! Ici, il fait chaud a nouveau, mais il pleut moins. On fait une petite rando dans la foret, ou on est très vite degoulinants (effort + taux d’humidité de 85 %). La végétation anarchique, les bruits mystérieux de la foret, rendent l’expérience rigolote. Bon… on ne verra pas de tigres, d’éléphants, de tapirs… mais un iguane, des singes, des écureuils, des oiseaux !!! On emprunte un pont suspendu dans la canopee, impressionnant, qui permet de voir les arbres de dessus.
On remonte la rivière boueuse en pirogue, on fait un safari nocturne un peu décevant… L’intérêt aurait été de faire une rando de plusieurs jours avec nuits dans la foret, mais on n’a ni le temps ni la préparation pour le faire… La prochaine fois !
Dernière étape : les Iles Perhentians. Sur la cote est de la péninsule, ce sont deux petites îles avec des plages paradisiaques. Sur la route, tout le monde nous a deconseilles d’y aller, sous pretexte que les iles allaient fermer pour la saison des pluies (plus de navettes en bateau jusqu’a la cote). Mais quand on y arrive, apres une journee de bus, il fait un temps magnifique (un peu trop, d’ailleurs, comme nous allons tres vite le sentir…)
Comme on est hors saison, il n’y a pas grand monde. Des le lendemain matin de notre arrivee, on court louer palmes, masques et tubas pour aller explorer les fonds de la baie. Les massifs de coraux sont vraiment au bord de la plage et l’eau est transparente !
La, on se regale, on voit des poissons de toutes les couleurs, des coraux, des anemones de mer, des requins (des petits, pas dangereux…), des tortues geantes, des oursins… On ne voit pas le temps passer … et on ne sent pas qu’on est en train de bruler, a nager en plein soleil, a la surface de l’eau. Le soir meme, on commence a mesurer l’ampleur des degats : on a une face rouge-violacee et une face blanche. Le lendemain, on reste a l’ombre, dans notre chalet… Mais presque une semaine apres, les cloques sont toujours la et ca fait encore mal !
Et voila, c’est fini, la Malaisie, on serait bien restes plus longtemps… mais le voyage continue !
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