
Arrivés à Brisbane, on prend quelques jours pour se reposer et réfléchir à notre programme pour ces 15 jours en Australie. On sent qu’à partir de maintenant, tout va devenir plus facile puisque nos prochaines destinations sont de langue française ou anglaise. Dès les premiers jours en Australie, on se sent particulièrement bien dans ce pays : il fait beau, tout est organisé pour que le visiteur sache très vite ce qu’il y a à faire, la moindre promenade est fléchée avec panneaux explicatifs à l’appui. Et puis, le rythme de la ville est assez relax, les gens sortent du boulot vers 16 heures, on les voit faire leur jogging dans tous les sens, à n’importe quelle heure… Et enfin, les gens ici sont littéralement chaleureux et souriants. Il n’est pas rare qu’une caissière de magasin ou un serveur dans un café nous demande notre programme pour la journée, ou si tout se passe bien pour nous aujourd’hui. Tout naturellement, à l’australienne …
Quant à notre programme, il reste à définir : on repart de Sydney 15 jours plus tard, et on voudrait prendre le temps de faire la route entre ces deux villes tranquillement, peut-être en remontant un peu jusqu’à la Grande Barrière de Corail ?
Finalement, on décide de descendre sur Sydney par un itinéraire alternant la côte et le bush (pas le George, mais l’intérieur des terres entre la côte et l’outback désertique). Et pour ce faire, on se trouve une monture bien adaptée : un van aménagé qui nous permettra de camper un peu n’importe où et d’avaler les kilomètres. Bon, il n’est pas très beau (cf. photos), et on ne passera pas inaperçus, mais c’est un vieux van qui ne craint pas grand-chose et on adore l’idée !!!
Notre road trip commence bien : l’agence qui nous a loué le van nous a bien précisé que le moteur marchait au sans plomb, mais après avoir fait le plein, le van commence à tousser sur l’autoroute… et à s’arrêter lamentablement sur la bande d’arrêt d’urgence. Heureusement, notre contrat prévoyait une assistance 24h/24 et on se fait remorquer jusqu’aux locaux techniques de l’agence où on peut admirer les variantes de déco des autres vans en réparation pendant que le nôtre se fait vidanger et réapprovisionner (en diesel cette fois-ci, la fille de l’agence s’était plantée !!!).
Enfin, on repart direction la Gold Coast, connue pour ses remarquables réalisations architecturales dignes de nos banlieues françaises, mais ici c’est pour loger les hordes de touristes en quête de belles plages de sable blanc et de surf. On s’arrête un moment à Surfer’s Paradise, qui a gagné de grandes parts de marché touristique le jour où ce petit village de pêcheurs a décidé de changer de nom… Mais on est au début du printemps, et le temps est un peu instable (vent, pluie, brume). On quitte la Gold Coast pour s’enfoncer dans les terres et explorer quelques parcs nationaux et forêts d’Etat (les Australiens sont très soucieux de la préservation de leur vie sauvage, et une grande partie de leur territoire est classé, protégé, surveillé). On apprécie le mode van, qui permet de faire du camping dans le confort et au sec (sans ça, notre séjour en Australie aurait été … disons plus compliqué, vu le nombre de nuits pluvieuses qu’on a eues …)
Dès qu’on s’éloigne un peu de la côte et de son urbanisation, on croise toutes sortes d’animaux, notamment des variétés d’oiseaux qu’on n’avait jamais vus (des perroquets magnifiques entre autres) et des kangourous à foison ! La première fois, bien sûr, on s’est arrêtés une demi heure, on a mitraillé de photos, en se félicitant de notre chance … mais à raison de 2 ou 3 rencontres de ce type par jour, à la fin, on s’était un peu habitués… En revanche, les koalas sont plus durs à apercevoir, et pour cause : shootés par l’eucalyptus qui est leur seule source d’alimentation mais qu’ils digèrent mal, ils dorment 18 heures par jour. On en a quand même repéré un endormi sur une branche élevée mais devant son immobilité, on a cru au début que c’était un nœud de l’arbre.
Dans le bush, on a vu en vrac : des jacarandas en fleur (cf. photo), des petites villes minières et paumées aux airs de villages du Far West (le port du Stenson y est pour quelque chose !), des paysages façonnés par une agriculture britannique, mais avec ça et là des traces résiduelles de végétation tropicale, des vignobles (on a fait quelques dégustations dans des caves où notre nationalité nous prêtait un statut d’expert), des forêts primaires, une montagne qui brûle, des collines, des rivières, des mangroves, des étendues à perte de vue …
De retour sur la côte, on a admiré les plages, les spots de surf avec ces silhouettes noires au loin dans l’eau, scrutant la vague comme des requins attendant une proie, les petits ports …
Aux alentours de Sydney, on a passé quelques jours dans le Parc National des Blue Mountains, où le temps s’est considérablement amélioré, nous permettant de faire quelques belles randonnées.
Et puis, le jour est arrivé où on a du rendre notre compagnon de route et continuer sans lui, les sacs sur le dos … Nous étions arrivés à Sydney, avec trois jours devant nous pour visiter la ville. A Sydney, on était hébergés chez Louise, une Australienne rencontrée sur Internet. Sa petite maison nous a servi de base pour explorer les quartiers de Sydney (The Rocks, le Port, Chinatown, Manly Beach, Bondi Beach, Glebe, Newtown …).
Sydney a le dynamisme d’une ville du Nouveau Monde (grands buildings, espaces verts, néons …), avec le charme et le cosmopolitisme d’une capitale internationale (restaus de tous les coins de la planète, vie culturelle riche, cafés …). Certes, la vie nocturne n’a rien de bien excitant, mais on sent tout de même la grande ville.
Avant notre départ, une petite discussion avec Louise apportera une touche un peu plus amère sur le pays. Connaissant un peu l’Europe, elle rêve de venir s’y installer. Elle reproche aux Australiens leur trop grande décontraction, qui masque mal le peu d’intérêt qu’ils portent au reste du monde. On sent effectivement qu’on est ici sur une île, bien loin des conflits qui agitent la planète …
Pour 15 jours, en vacances, cette décontraction nous a plutôt semblé agréable ! On repart d’Australie en ayant le sentiment de n’avoir vu qu’une infime partie, il faudra revenir !
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